Si j’étais un yaourt ?

Si j’étais un yaourt et si j’étais consommable encore 17 jours, je ne serais pas en bout de course.

Personne ne dirait « il est un peu vieux » mais juste « c’est un bon yaourt », « il me reste du temps pour le manger ».

Pourtant « on » m’a fait comprendre à demi-mot qu’à 50 ans, en tant que femme, je serais périmée, tant professionnellement que sentimentalement. 

Comme si une limite invisible avait été franchie.

En Belgique, à mon âge, il reste encore 17 ans avant la pension. C’est presque le temps qui sépare un bébé de sa majorité.

Ce blog est né de cette évidence simple. Il me reste du temps, de l’élan et de la curiosité. 

Et j’ai bien l’intention d’en profiter.