Fitbit Air, mon avis après quelques jours — ou comment un bracelet connecté m’a convaincue sur presque tout.
Fitbit Air : mon avis de non-sportive assumée
Je te le dis tout de suite : je ne suis pas une pro de la tech. Je n’ai même pas de montre connectée. À vrai dire, je n’ai pas de montre du tout. Je vais à l’aquabike, je marche, roule à vélo (électrique), mais personne ne m’attend sur la ligne de départ d’un triathlon.
Par contre, je suis exactement le genre de personne qui se demande comment dormir mieux. Qui aimerait savoir si sa journée de bureau compte vraiment comme une activité physique ou si les 10.000 pas recommandés sont un objectif raisonnable ou juste un nombre facile à retenir. Le genre aussi qui aime comprendre. Son corps, ses habitudes, ses contradictions.
Quand Google a présenté un bracelet capable de suivre tout ça, relié à Gemini, j’ai eu l’impression d’être davantage dans la cible que les sportifs qui chronomètrent leurs performances au dixième de seconde près.
J’avais déjà été intriguée par la Whoop d’une collègue, mais impossible pour moi de mettre un prix qui me semblait exorbitant dans quelque chose qui ne m’intéresserait peut-être pas. Ou pas longtemps.
Le Fitbit Air coûte bien moins cher et fonctionne avec Gemini. Je ne suis peut-être pas une pro de la tech, mais je suis clairement fan d’intelligence artificielle.
C’est comme ça que je me suis précipitée lorsque Google a sorti son bracelet. Enfin, si moi, je me suis précipitée. Le bracelet, lui, a pris son temps. J’ai attendu un mois avant de le recevoir — même s’il est finalement arrivé quelques jours plus tôt que prévu.
Fitbit Air : mon avis au déballage
J’avais fait livrer le bracelet au boulot pour pouvoir ouvrir le colis à côté de ma collègue et comparer immédiatement avec sa Whoop.
Ma première réaction ? Une déception totale.
J’avoue avoir un faible pour Apple. Quand je dis un faible, c’est plutôt une relation amour-haine. Mais il faut reconnaître une chose : leurs boîtes.
Ici, pas de jolie boîte blanche qui donne l’impression d’avoir acheté un objet précieux. À la place : du carton recyclé que j’ai fini par ouvrir en le déchirant. Nous sommes loin de l’ouverture facile de Monique Ranou. Je ne sais même pas si cette marque de charcuterie existe encore, mais dans mon esprit, elle reste la référence absolue dès qu’il s’agit d’ouvrir quelque chose sans s’énerver.
Puis j’ai sorti le premier bracelet. Fin. Un peu triste. Et surtout pas noir. Quand tu me promets un coloris « Noir volcanique », j’imagine quelque chose de profond et élégant. J’ai découvert un gris foncé assez quelconque.
Le deuxième, celui que j’avais choisi pour aller travailler, n’a pas vraiment amélioré les choses. La couleur officielle est pourtant prometteuse : « Porcelaine avec fermoir Champagne Doré Poli ». Dans la réalité, j’ai reçu un bracelet blanc-gris assez terne avec un fermoir argenté.
Fitbit Air : et pourtant je l’ai gardé
En rentrant chez moi, je me suis dit que de toute façon, je voulais tester ce produit même si j’aurais apprécié plus de soin au niveau des finitions. Un détail m’avait malgré tout inspiré confiance avant même de le recevoir : l’attention portée aux femmes.
Le bracelet propose un suivi du cycle menstruel et prend en compte son influence sur certains indicateurs. Je ne suis plus concernée depuis un moment, mais j’ai trouvé ça rassurant. Après avoir passé des années à voir certaines douleurs féminines minimisées ou mal comprises, que cette fonctionnalité ait été intégrée dès le départ m’a donné l’impression que quelqu’un avait pensé un peu plus loin. Sinon, j’ai parfois eu la sensation que les produits technologiques ont longtemps semblé conçus pour un utilisateur très standard, souvent masculin, auquel les femmes devaient simplement s’adapter.
Par contre, si tu veux vraiment conquérir les femmes, le minimum est de proposer des articles qui puissent s’accorder avec ce qu’elles portent. Si moi je suis choquée, imagine celles qui ont plein de beaux bijoux et qui se maquillent quotidiennement.
La question des données personnelles
Pour ce qui est des données, Google indique ne pas avoir l’intention de les vendre à des fins publicitaires. Ce qui est rassurant. Jusqu’à ce que tu te souviennes que c’est Google qui le dit. J’ai quand même coché la case qui leur permet de les utiliser de façon anonyme pour améliorer le produit. Entre mes recherches, mon téléphone, mes mails, mes vidéos YouTube et mes conversations avec ChatGPT, j’ai l’impression qu’une balade à vélo ou une séance d’aquabike ne vont pas changer radicalement la situation.
Fitbit Air en pleine canicule
Je ne crois pas que je pouvais tomber sur une pire semaine pour déployer mes nouveaux talents de pro de la tech. Nous sommes en pleine canicule.
Oui, il peut y avoir la canicule en Belgique, oui, elle peut s’installer un certain temps, et non, nous ne sommes pas équipés pour l’affronter. Pour ma part, je t’écris depuis mon bureau, les pieds dans un wok rempli d’eau fraîche. Je sais ce que tu vas me dire mais c’est le seul récipient confortable que j’ai trouvé. 🥣🧊
Qu’à cela ne tienne, je suis prête à mener mon expérience.
Première observation : je fais un nombre inattendu de pas sans m’en rendre compte. Bonne nouvelle.
Deuxième observation : mes nuits ont été très mauvaises à cause de la chaleur, ce que le bracelet a relevé. Bien sûr, je n’ai pas besoin de lui pour savoir si je suis en forme. Mais j’ai reçu toutes sortes de conseils judicieux pour améliorer mon sommeil.
Troisième observation : j’ai plus bougé que si je n’avais pas eu l’application. Par cette chaleur, je me sentais comme une glace oubliée au soleil. En expliquant la situation à Gemini — ce que je me sentais capable de faire, les outils à ma disposition — il m’a proposé un programme atteignable et agréable. Au bout de deux jours, je n’envisageais plus de ne pas le suivre. Efficace.
Si tu lis ceci en plein mois de janvier avec une pluie bien grise derrière la fenêtre, sache que le bracelet s’adapte. Ce n’est pas la canicule qui fait le test — c’est la résistance à bouger, quelle que soit la saison. Et ça, c’est un sport pratiqué toute l’année, y compris pendant les mois gris.
Mon vrai avis sur le Fitbit Air : le problème, c’est moi
Est-ce qu’il t’arrive, quand il s’agit de faire quelque chose que tu aimes, qui est bon pour toi, qui te fait plaisir… de ne pas le faire ? Et de choisir à la place de rester chez toi comme une moule ?
Je regarde souvent avec envie les personnes pour qui tout semble simple. Elles ont envie d’aller marcher ? Elles marchent. Elles savent qu’une balade à vélo leur ferait du bien ? Elles prennent leur vélo. Fin de l’histoire.
Chez moi, c’est souvent bien plus compliqué. Il existe un gouffre entre savoir et faire. Je sais parfaitement qu’une heure dans les bois me fera du bien. Je sais que je rentrerai plus légère, avec les idées plus claires et les épaules moins tendues. Et pourtant, je n’arrive pas à me décider à sortir. Il y a une résistance incroyable et hyper efficace qui se met en marche dans mon cerveau.
Comme une lourdeur. Une sorte de « pfff… » intérieur. Mais si je reste, la lourdeur ne disparaît pas. Elle se transforme en lourdeur de celle qui n’a pas fait ce qu’il fallait. Je me retrouve coincée entre deux inconforts.
Aujourd’hui, la notification Fitbit a fait ce que je n’arrivais pas à faire seule : elle m’a donné l’impulsion qui manquait. Une heure plus tard, je pédalais sous les arbres du bois près de chez moi en me demandant pourquoi ça me semblait toujours si compliqué avant de partir alors que, une fois en route, tout paraît si simple.
C’est probablement ça, mon verdict. Pas les données, pas les conseils de sommeil, pas même Gemini. Le fait d’avoir bougé alors que mon cerveau — surpuissant quand il s’agit de ne rien faire — avait décidé de me clouer sur place.
Fitbit Air — mon avis en résumé
Si tu cherches quelque chose d’élégant, passe ton chemin pour le moment. (Je ne dois pas être la seule à trouver ce bracelet super moche — j’imagine que les finitions s’amélioreront). Si tu cherches quelque chose d’efficace, simple, adapté à tes objectifs : fonce.
À suivre : Il me reste pas mal de fonctionnalités à découvrir. Je te propose un update d’ici quelques semaines.
N’hésite pas à me laisser tes impressions en commentaire. Que ce soit sur mes talents de pro de la tech ou sur tes propres stratégies pour court-circuiter ton cerveau fainéant.




6 réponses
J’ai lu ton retour avec curiosité, car le Fitbit Air m’intrigue aussi. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est que ton avis ne se limite pas aux caractéristiques techniques : on comprend très vite ce que cet objet change (ou non) dans ton quotidien. Au final, la vraie question n’est peut-être pas de savoir si le Fitbit Air est performant, mais s’il apporte suffisamment de valeur pour mériter une place à son poignet. Un retour d’expérience honnête qui aide vraiment à se faire une opinion. 😊
Merci, ça me fait vraiment plaisir de lire ça ! 😊 C’est exactement le type d’article que j’aime trouver avant un achat : quelqu’un qui raconte son expérience, avec ses enthousiasmes, ses déceptions et ses hésitations. J’espère que les prochaines mises à jour permettront de voir si ce premier ressenti se confirme dans le temps.
Merci pour ton témoignage authentique. Ce serait intéressant de savoir si ton avis sera le même dans 3 mois par exemple ou ton niveau de dépendance. En attendant, passe de bons moments à vélo et dors bien 😉
Merci beaucoup ! 😊 C’est exactement mon idée. Les premiers jours sont souvent trompeurs, dans un sens comme dans l’autre. J’ai donc prévu de mettre l’article à jour après un mois, puis après trois et six mois. Si je deviens complètement accro, tu seras parmi les premiers à le savoir ! 😄 En attendant, je profite des balades à vélo… malgré la chaleur !
Merci Sophie pour ces informations.
Je crois que beaucoup de personnes vont se reconnaître dans ce que tu décris. Nous savons souvent ce qui nous ferait du bien, mais entre le savoir et le passage à l’action, il y a parfois cette résistance invisible que tu décris.
Merci beaucoup. 😊 C’est exactement ce que j’avais envie de mettre en mots. Savoir ce qui nous ferait du bien ne suffit pas toujours à le faire, et cette résistance est souvent difficile à expliquer à ceux qui ne la ressentent pas. Si cet article permet à quelques personnes de se sentir un peu moins seules face à ça, alors il aura déjà rempli une partie de son rôle.